Les papillomavirus humains, également appelés HPV, sont des virus très répandus qui concernent aussi bien les femmes que les hommes. Selon les données de santé publique, près de 80 % de la population sexuellement active sera exposée à ces virus au cours de sa vie. En France, les infections persistantes à certains HPV sont responsables de plus de 7 000 nouveaux cas de cancers chaque année. Face à cet enjeu majeur de santé publique, la vaccination et le dépistage constituent deux moyens essentiels de prévention.
Les papillomavirus humains (HPV) regroupent de nombreux virus, dont certains peuvent provoquer des infections au niveau de la peau et des muqueuses.
Ils se transmettent principalement lors de contacts intimes, notamment sexuels, y compris sans pénétration.
Contrairement à une idée reçue, les HPV ne concernent pas uniquement les femmes. Les hommes peuvent également être infectés, transmettre le virus et développer certaines maladies associées.
Dans la majorité des cas, l'organisme élimine naturellement l'infection en un à deux ans, sans symptôme ni conséquence particulière.
Cependant, certaines infections persistent et peuvent, au fil des années, entraîner des lésions précancéreuses puis des cancers.
Les infections persistantes par des HPV à haut risque peuvent être à l'origine de plusieurs cancers.
Parmi les principales localisations concernées figurent :
Le col de l'utérus, dont la quasi-totalité des cancers sont liés aux HPV.
L'anus, chez les femmes comme chez les hommes.
La gorge, notamment l'oropharynx.
La vulve et le vagin.
Le pénis.
En France, plus de 7 000 nouveaux cas de cancers sont attribuables chaque année aux papillomavirus humains.
Ces chiffres rappellent que la prévention des HPV constitue un enjeu de santé publique pour l'ensemble de la population.
La vaccination contre les papillomavirus permet de prévenir les infections dues aux principaux types de HPV responsables de cancers.
En France, elle est recommandée pour les filles et les garçons dès l'âge de 11 ans.
Depuis septembre 2025, le rattrapage vaccinal est également recommandé jusqu'à 26 ans révolus pour les femmes et les hommes qui n'ont pas été vaccinés auparavant.
La vaccination est particulièrement efficace lorsqu'elle est réalisée avant les premières expositions au virus.
Elle ne traite toutefois pas une infection déjà présente et ne remplace pas les examens de dépistage recommandés.
Pour connaître le schéma vaccinal adapté à son âge et à sa situation, il est conseillé de se rapprocher d'un médecin, d'un pharmacien ou d'une sage-femme.
Même après une vaccination contre les HPV, le dépistage du cancer du col de l'utérus reste nécessaire.
En France, le dépistage organisé concerne les femmes de 25 à 65 ans, selon des modalités qui varient avec l'âge.
Il permet de repérer des anomalies ou des infections persistantes avant qu'elles n'évoluent vers un cancer.
La vaccination et le dépistage sont donc deux démarches complémentaires pour réduire les risques.
Parce que les papillomavirus sont fréquents et souvent silencieux, l'information joue un rôle essentiel dans la prévention.
Parler de vaccination, connaître les recommandations et échanger avec un professionnel de santé permettent de prendre des décisions éclairées pour soi-même et ses enfants.
Un message important à retenir : les papillomavirus concernent les femmes comme les hommes, et plusieurs cancers qui leur sont associés peuvent être évités grâce à la prévention.
Pour obtenir des informations fiables et actualisées :
Vaccination Info Service : recommandations et informations sur la vaccination HPV.
Institut national du cancer : prévention, dépistage et cancers liés aux papillomavirus.
Assurance Maladie : vaccination, prise en charge et dépistage.
Radio Menton relaient les informations de prévention et de santé publique pour accompagner les habitants de Menton, de la Riviera Française et des Alpes-Maritimes.